En termes de chiffre, le cancer colorectal touche 42 000 nouveaux cas par an, en France. En constante augmentation, le meilleur moyen d’y faire face reste le dépistage précoce de la maladie. Dans 9 cas sur 10, il est possible d’en guérir si le cancer est dépisté suffisamment tôt. Bien que la maladie à ses débuts soit asymptomatique, il n’en demeure pas moins que certains symptômes doivent alerter.

Qu’est ce que cancer colorectal ?

Le cancer colorectal est le troisième cancer le plus fréquent. C’est la deuxième cause de décès en France. Néanmoins, c’est un des cancers qui se guérit le plus, s’il est dépisté suffisamment tôt. Son développement se situe en majeure partie au niveau de la paroi interne du côlon. Il provient généralement d’un polype adénomateux, une tumeur dite bénigne. Celle-ci évoluant progressivement pour devenir cancéreuse.

Il touche généralement les personnes de plus de 60 ans. Il touche autant les femmes que les hommes dans sa localisation colique. Toutefois, il s’avère deux fois plus fréquent chez l’homme lorsque les tumeurs surviennent au niveau du rectum.

Quels sont les facteurs de risque ?

Ils existent de nombreux facteurs de risque de cancer colorectal. Dans la plupart des cas, il s’avère impossible de les classer avec une certitude absolue.

En voici les principaux :

  • L’âge
  • Les antécédents familiaux du cancer du colon comme les maladies du colon (colite ulcéreuse)
  • Les maladies inflammatoires de l’intestin
  • La consommation d’alcool
  • Le surpoids
  • La sédentarité
  • Une mauvaise hygiène alimentaire et une alimentation trop riche en produits gras (charcuterie, beurre, sauce, fritures…) et en viande rouge

Quels sont les symptômes ?

Comme bien d’autres formes de cancer, les symptômes semblent silencieux voire même inexistant en début de maladie. Toutefois, leur survenue de manière chronique et intense nécessite un avis médical. La manifestation des symptômes spécifique au cancer du colon se produit davantage dans un stade avancé de la maladie. Lorsqu’il n’est pas traité suffisamment à temps, le cancer pour se propager sur d’autres organes vitaux, comme le foie, les glandes lymphatiques ou bien d’autre partie du corps.

Les symptômes les plus fréquents sont les suivants :

  • Diarrhée ;
  • Constipation ;
  • Selles anormales, présence de sang
  • Sensation que l’intestin n’est pas complètement vide après être allé à la selle ;
  • Saignement du rectum ;
  • Gaz, crampes, ballonnements et sensation de plénitude ;
  • Douleur ou malaise au rectum ;
  • Masse dans l’abdomen ou le rectum;
  • Fatigue et faiblesse;
  • Anémie, qui peut causer de la fatigue et un essoufflement;
  • Nausées et vomissements;
  • Manque d’appétit conduisant à une perte de poids, anémie et carences en vitamines d’appétit;
  • Gonflement des ganglions lymphatiques ;
  • Occlusion intestinal causant des douleurs au vente ;
  • Perforation intestinale qui peut provoquer une infection généralisée ;
  • Infections urinaires fréquentes;

Voici une vidéo traitant du cancer du colon et de ses symptômes.

 

Comment traiter le cancer colorectal ?

Les traitements de ce cancer ont pour principal but d’éliminer la totalité des cellules cancéreuses afin d’empêcher toute propagation des tumeurs et autres métastases dans le corps. Ils visent à diminuer les récidives. Ils améliorent le confort et la qualité de vie des personnes atteintes selon les types de cancers possibles :

  • Type 1 : la tumeur est bénigne et donc très superficielle et ne présente aucun développement.
  • Type 2 : la sous-muqueuse est atteinte par des lésions et autres tumeurs ; il n’y a pour autant à ce stade aucune lésion au niveau des ganglions lymphatiques ni de métastases.
  • Type 3 : les ganglions proches de la tumeur sont envahis par des tumeurs malignes.
  • Type 4 : le cancer se propage au-delà du colon ou du rectum avec des métastases au niveau du foie ou du poumon.

En fonction du stade, la maladie, différents traitements seront ainsi administrés. Le premier étant la chirurgie pour détruire la tumeur et éviter une propagation de la maladie et la survenue de métastases en stade final de la maladie. Pour les cancers localisés au niveau du rectum, la chimiothérapie, la radiothérapie ou les thérapies dites ciblées sont davantage préconisées. Ces trois traitements peuvent être associés afin d’obtenir les meilleurs résultats en termes de rémission ou de guérison de la maladie.

Suivez également les actualités de l’association Espoire sur les cancers colorectaux.